Me Johanne Daniel est diplômée en droit de l’Université de Montréal et membre du Barreau du Québec depuis janvier 1980. Influencée par sa famille à troquer le tablier d’artiste peintre pour la toge, dès l’université, son orientation est identifiée : vouer sa carrière au droit d’auteur pour aider les créateurs à vivre de leur passion. Mais à sa sortie du Barreau, les cabinets spécialisés dans ce domaine se font rares. Elle décide donc de tâter de la pratique générale, histoire de se familiariser avec la profession. Après quelques années dans un petit cabinet à plaider matin, midi et soir, se portant à la défense des petits commerçants, des jeunes en besoin de protection de l’état et des futurs ex-conjoints, elle s’engage enfin dans sa voie. La seule façon d’y parvenir à l’époque : joindre les rangs du gouvernement à Ottawa et se lancer en plein cœur de la réforme de la Loi sur le droit d’auteur. Elle y consacre près de dix ans qui mèneront à la mise en œuvre de la première phase de révision de la Loi.

 

Durant ce séjour à Industrie Canada, elle représente le Canada lors de différentes rencontres d’experts en matière de droits d’auteur sous l’égide de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). D’une révision législative, elle passe à l’élaboration d’une nouvelle loi, la Loi sur les topographies intégrées, dossier qu’elle pilote jusqu’à l’adoption de la législation.

 

Au sein de la Direction de la Politique de la radiodiffusion, Patrimoine Canadien, elle participe à l’analyse des politiques législatives en matière de radiodiffusion où elle est un témoin privilégié de l’implantation des canaux spécialisés et de la convergence des technologies. Elle y dirige un dossier visant l’augmentation des exigences du CRTC en matière de sous-titrage codé pour les malentendants à la télévision francophone, projet qui lui tient à cœur et qui portera ses fruits.

 

À son retour à la pratique privée en 1994, Me Daniel s’est principalement consacrée à défendre les besoins de l’industrie émergente du multimédia et des technologies de l’information en plus de représenter des joueurs clé dans différentes industries culturelles. Très active au sein d’organismes impliqués dans l’essor du multimédia, elle a notamment agi au nom de l’Association des producteurs en multimédia du Québec (maintenant le RPM) dans ses revendications auprès de la Commission de reconnaissance des associations d’artistes et des associations de producteurs (CRAAAP) afin de faire reconnaître le multimédia comme secteur à part entière dans le cadre des relations de travail avec les artistes.

 

Entre 1998 et 2005 elle poursuit sa pratique dans deux cabinets de taille moyenne (Bélanger Sauvé et Legault Joly Thiffaut). Au sein de ces cabinets et, depuis 2005, à son compte, elle dessert une clientèle variée dans les secteurs des technologies de l’information et du multimédia, de la publicité et de la culture et du divertissement, assistant ses clients à encadrer la gestion de leurs affaires sur le plan de la propriété intellectuelle dans un souci d’efficience et de respect du droit, tant comme titulaires que comme utilisateurs.

 

Au fil des ans, Me Daniel a continué de contribuer au développement de la législation en agissant à titre d’avocate-conseil auprès du gouvernement fédéral (Industrie Canada et Patrimoine Canadien) dans le cadre des révisions de la Loi sur le droit d’auteur, des négociations internationales en la matière ainsi que d’études sur l’interrelation entre le droit de la concurrence et le droit d’auteur. Me Daniel a publié plusieurs articles sur différentes aspects de la propriété intellectuelle, et plus particulièrement du droit d’auteur, en plus de participer à de nombreuses conférences et ateliers de formation sur ces questions (voir rubrique «Publications et conférences»).